Transformer les conflits en opportunités de guérison, d’apprentissage et de croissance

Aujourd’hui je te partage des clés pour mieux gérer les conflits (de couple notamment, mais elles sont généralisables aux relations proches en général, pourvu que la confiance réciproque, l’intimité et la bienveillance requises soient au rendez-vous), comprendre ce qui se joue réellement derrière les accrochages du quotidien, et utiliser ces désaccords en occasions de guérir et grandir.

Ces réflexions sont tirées d’une vidéo de Joe Hudson (Art of Accomplishment) que je trouve extrêmement pertinente : How To Transform Any Relationship - Complete Toolkit For A Healthy Relationship. Elles viennent de son expérience personnelle, et de sa pratique de coaching. J’ai gardé ce qui me semblait pertinent et en accord avec notre foi chrétienne.


L’importance des conflits pour grandir

Les conflits sont importants car ils sont une occasion de faire grandir la relation. Toute vie et toute croissance demandent une certaine tension. Les plus grandes transformations par lesquelles nous pouvons passer dans notre vie, sont ces moments où nous avons traversé de grandes « tensions » : de grands étirements, de grands stress, et…

Pour donner une analogie, les marchés financiers requièrent également des tensions régulières pour rester sains. Les grands crashs financiers se produisent parce que les politiques monétaires cherchent à éviter les plus petits crashs.

Un autre exemple est l’exercice physique : nous avons besoin d’exercice physique pour rester en bonne santé. Et qu’est-ce que l’exercice physique au final ? Un niveau mesuré de stress auquel nous soumettons notre corps, pour le pousser à développer une certaine résilience à ces stress réguliers. Si nous sommes complètement sédentaires et que nous ne soumettons jamais notre corps à ces stimulations, ces stress, notre santé se détériore jusqu’au jour où une chute brutale survient (problème de santé grave qui semble soudain, mais qui n’est en fait que le résultat d’années de négligence).

Eviter les conflits, les tensions et les frictions dans les relations, de couple en particulier, c’est laisser la relation mourir.

 

Dynamique d’évitement des conflits

Généralement, quand les partenaires évitent les conflits, c’est parce que l’un se dit que s’il dit ce qu’il a sur le cœur, ça va briser l’autre personne, elle sera déprimée pendant des jours ou des semaines, etc… Et l’autre personne se dit que si elle parle, l’autre va se mettre en colère, et du coup ne plus l’aimer, etc… mais le seul moyen d’avancer et de retrouver une connexion au niveau émotionnel, c’est que chacun partage sa « vérité », ce qu’il a sur le cœur, avec compassion et respect bien entendu. Autrement les conflits vont se répercuter sur des choses superficielles du quotidien, qui ne sont en fait pas les problèmes de fond.


Perte de contrôle émotionnel et traumatisme

Quand on perd contrôle (émotionnellement) dans un conflit, c’est qu’il y a un ou des traumatismes derrière. Pour guérir des traumas, il faut s’autoriser à ressentir ce qu’on n’a pas pu ressentir par le passé. Les réactions disproportionnées sont des tentatives de ne pas ressentir les émotions qu’on devrait réellement ressentir, et qu’on aurait dû ressentir lors du ou des évènements traumatisants (peur, douleur, tristesse, colère, etc…). Dans un couple, si on arrive à arriver au stade où chacun est capable de reconnaître : « ah ok là, je suis en train d’avoir une réaction traumatique », l’autre personne peut juste dire : « ah, ok », et être là, présente, pendant que l’autre peut s’autoriser à ressentir ce qu’il a à ressentir. Le conflit devient une occasion de guérison, plutôt que de destruction.


Engagement des deux parties à améliorer la relation

C’est important que les deux partenaires soient déterminés à améliorer la relation, et à faire le travail nécessaire dans ce sens. Parfois, on peut avoir une croyance limitante qui nous donne d’être convaincu qu’on ne sera pas capable de faire ce qu’il faut pour améliorer la relation, etc… c’est important de travailler sur ces croyances, autrement on risque inconsciemment de simplement saboter la relation à cause de ces croyances. La bonne mentalité est d’être prêt à essayer autant de choses qu’il faut pour améliorer la relation. Si un des partenaires n’est pas prêt à faire ce travail, l’autre peut avancer de son côté, et grandira personnellement, mais ce sera compliqué (pour ne pas dire impossible) d’améliorer la relation. Quand deux personnes veulent se marier, un des manières de « garantir » le succès de la relation, est que les deux parties soient prêtes et s’engagent à changer pour que la relation fonctionne. On ne peut pas changer quelqu’un qui ne veut pas changer, le désir de changer doit venir de soi, doit être personnel. Mais si les deux personnes ne sont pas prêtes à faire le travail nécessaire (sur eux-mêmes) pour faire fonctionner la relation, pour l’améliorer, les chances que la relation fonctionne et se pérennise dans le temps sont faibles.


Rationnel VS Emotionnel

Généralement, dans un couple, l’un est plus dans le rationnel que l’autre (T) (et peut se sentir « supérieur » à l’autre), et l’autre plus dans l’émotionnel (F). La dynamique qui s’installe est que le T pense qu’il a raison la plupart du temps, et le F pense qu’il a tort la plupart du temps. Quand on se sent supérieur, et qu’on juge l’autre, etc., c’est parce qu’il y a une ou plusieurs émotions qu’on ne veut pas ressentir, qu’on évite. Et donc, on cherche à contrôler l’autre personne afin de ne pas se confronter à ses propres émotions. Un des buts de la relation est de s’équilibrer mutuellement : le T apprend à se confronter à ses émotions, les remarquer, les ressentir, les traverser, les vivre, etc… tandis que le F apprend également à vivre ses émotions, sans qu’elles ne le submergent totalement, etc… La clé, dans un conflit, est d’arriver à repérer la pensée/croyance qu’on cherche à éviter en perpétuant le conflit. Quelqu’un qui d’un côté se sent supérieur aux autres, c’est une façon de mettre de la distance entre lui et les autres, afin de ne pas faire face, généralement à la honte qui se cache en-dessous, où au contraire la personne ne se sent pas assez bien, pas à la hauteur, etc… Quand on laisse aller cette croyance qu’on est supérieur aux autres, la honte de ne pas être assez s’en va également. Les deux travaillent en miroir.


Chercher le coupable

Blâmer et accuser, soi-même ou les autres, est destructeur dans les relations. Ce n’est pas constructif, parce qu’une situation est généralement (sinon toujours) multifactorielle. Dans une situation donnée, qui ou quoi blâmer ? Soi-même ? L’autre ? Ses parents ? Sa santé ? Son boss ? Etc… Blâmer, accuser, condamner, chercher un coupable, sont seulement des stratégies pour éviter de ressentir de la honte. Cela n’arrange jamais rien. Quand quelqu’un se sent blâmé, ça ne le motive pas à changer, et la personne qui blâme ne sent pas mieux non plus. C’est seulement un jeu de se renvoyer la honte l’un à l’autre : « non, ce n’est pas moi qui suis mauvais, c’est toi ». Mais notre cerveau est programmé pour trouver un ou des coupables. C’est seulement une manière d’éviter ses responsabilités.


Être vu, entendu, compris

Généralement, dans un conflit, chaque côté veut être « vu », entendu, compris, et dans ce désir d’être vu, se défend, et ces défenses sont ressenties comme des attaques par l’autre personne. Solution : que l’un des deux se dise « personne n’a tort », ou « je n’ai pas besoin d’être vu pour le moment, je n’ai pas besoin de me défendre, je peux au contraire « voir » et écouter l’autre personne, quelle est sa réalité, etc… ». Quand l’autre personne se sent vue et entendue, généralement, elle est disposée à ce moment-là, à son tour, à « voir » l’autre, c’est-à-dire l’écouter, entendre son point de vue et chercher à le comprendre. Le bénéfice de cela est que ça demande de se voir soi-même : « je ne suis pas LA mauvaise personne dans l’histoire, je n’ai pas à me défendre, je peux seulement accueillir ce que l’autre personne a à dire, où elle en est ». Ainsi, tout le monde sort grandi du conflit, plutôt que démoli.


Conflits abusifs, désir de contrôler l’autre par ses émotions

Le danger dans les conflits, c’est de rentrer dans une forme d’abus (ou manipulation) : tout ce qui consiste à utiliser ses émotions pour obtenir une certaine réaction de l’autre personne, c’est de l’abus, quelle que soit l’émotion utilisée (colère, culpabilité, honte, peur, tristesse, …). C’est ok d’avoir des émotions, mais ce n’est pas constructif d’utiliser ces émotions pour essayer de contrôler l’autre, c’est-à-dire utiliser ces émotions pour obtenir quelque chose de lui (un changement, un comportement, etc…). On retrouve ce principe dans les négociations d’affaires : un accord obtenu avec beaucoup d’énergie, du drame, des émotions intenses, aura besoin de ces choses pour être maintenu dans le temps, là où un accord obtenu dans l’idée de trouver le meilleur arrangement pour les deux côtés sera plus facile à maintenir dans le temps.


Etablir des règles de conflit

Pour rendre les conflits productifs, c’est important de se mettre d’accord avant, d’établir des règles de conflit en amont, pour que les conflits se déroulent le mieux possible. Exemples :

  • Si l’un dit : « là je suis en train de revivre un traumatisme », l’autre peut dire : « ah ok », et juste être présent pendant que le premier traverse ses émotions, ou venir faire un geste réconfortant ;
  • Si quelqu’un pleure, on n’essaye pas de l’empêcher de pleurer, de le « réparer », on peut juste être présent avec lui dans sa tristesse ;
  • Si quelqu’un est en colère, et on sent que ça devient abusif, on peut lui demander d’aller dans une autre pièce, le temps de traverser sa colère, et ensuite on peut reprendre la conversation.

L’important est de rendre ça personnel, pas juste reprendre les règles d’autres personnes. Le but est d’apprendre à mieux s’aimer l’un l’autre.


Chasser et être chassé

Généralement dans un conflit, il y a le « chasseur », celui qui « court après l’amour » à travers le conflit, et l’autre qui va avoir tendance à fuir, à retirer son amour. Pour le chasseur, quand l’autre quitte le conflit, pour lui c’est une forme de mort intérieurement, il se sent abandonné quand l’autre fuit le conflit. Mais pour celui qui fuit, c’est le contraire, ce qu’il perçoit comme une forme de mort intérieurement, c’est le fait d’être poursuivi. Quand on cherche à quitter un conflit, c’est important de le faire en cherchant à préserver la connexion : « j’ai besoin d’une pause, reprenons la discussion dans « tant » de minutes.


Violence physique et verbale

Toute violence physique prend du temps pour guérir. Les violences verbales également (insultes, menaces, …). Tout cela rajoute du trauma aux traumas, au lieu de les guérir. C’est pour cela qu’instaurer des règles, et des limites dans les conflits est si primordial, pour aller dans la bonne direction. Les limites ne sont pas un moyen de contrôler l’autre, c’est un moyen de se protéger soi-même et de protéger la relation. Les limites sont cruciales pour avoir des conflits constructifs. 

Une bonne limite ne ferme pas mon cœur, mais au contraire me donne de me sentir plus libre, pour avoir le cœur plus ouvert pour aimer l’autre, même dans le désaccord. Ce n’est pas dire à l’autre quoi faire, c’est dire à l’autre ce que nous allons faire dans une situation donnée. Au début, on peut se sentir mal de poser une limite, avoir le sentiment que ce n’est pas la bonne chose à faire, et inévitablement ça « invite » le conflit. Si je dis à quelqu’un : « si tu me cries dessus / m’insultes, je quitte la pièce jusqu’à temps que tu sois prêt à avoir une conversation sans me crier dessus », la personne en face risque, au départ, de s’énerver encore plus. Mais si, avec le temps, elle accepte cette limite, la relation en sort grandie et assainie. On met des limites pour soi-même, dans le but de définir des standards de ce que l’on accepte et n’accepte pas dans ses relations. Cela permet de faire la place à des personnes qui respectent ces standards et ces limites.


Emotions et responsabilité

Ce qui peut également souvent arriver dans une relation amoureuse, c’est que l’un se sent responsable des émotions de l’autre. Mais nous ne sommes pas responsables des émotions des autres, nous ne pouvons pas l’être. Exemples :

·         J’essaie de ne pas te mettre en colère, mais du coup tu te sens seul(e) parce que j’ai peur de ta colère ;

·         J’essaie de te rendre heureux(se), mais après j’ai du ressentiment si je n’y arrive pas ;

·         J’essaie de faire en sorte que tu n’aies pas peur, mais du coup tu te sens infantilisé(e)…

Quand quelqu’un ressent quelque chose, laissons-le ressentir ce qu’il a à ressentir, parce que si on est mal à l’aise avec les émotions des autres, c’est parce que soi-même on n’a pas envie/on est mal à l’aise de ressentir cela, et donc on commence à chercher à manipuler l’autre pour qu’il se sente comme on veut qu’il se sente, et comme on veut soi-même se sentir.


Le syndrome du « sauveur »

Quand on se met dans la position de « prendre soin » de quelqu’un, on n’est plus dans un rapport d’égal à égal, mais de supériorité, et du coup ça peut même se répercuter sur les relations intimes, parce qu’on n’est pas attiré physiquement par quelqu’un dont on doit « s’occuper ». On est attiré par quelqu’un qui est aimant, qui nous soutient, avec qui on se soutient mutuellement, et pas de quelqu’un qu’on doit prendre en charge.


Se « décharger » émotionnellement

Quand on a besoin de se « décharger » émotionnellement, on a tendance à chercher le conflit avec les proches. Parce que ce sont des relations dans lesquelles on se sent en sécurité, que ces personnes ne vont pas nous abandonner si on se dispute avec elles. A vrai dire, le plus constructif est de trouver un moyen d’évacuer ses émotions sans faire de mal à qui que ce soit (crier/pleurer seul dans une pièce, faire du sport, etc…), et ensuite reprendre la « connexion » quand le gros de l’émotion est passé, pour ne pas se faire du mal mutuellement inutilement.


Problèmes d’interprétation

Un exercice que l’on peut pratiquer quand il y a beaucoup d’incompréhension : une personne dit ce qu’elle ressent, etc…, et l’autre reformule ce qu’il a compris. Souvent, on peut être étonné de voir que ce que l’autre perçoit n’est pas du tout ce que la première personne a voulu dire ! Du coup continuer à reformuler, jusqu’à temps de se comprendre mutuellement. La clé est de totalement s’ouvrir à ce que l’autre a à dire, en partant du principe qu’elle a une perle à nous transmettre, une sagesse, un savoir qui nous manque. Aussi de faire preuve de curiosité, d’émerveillement, sans chercher à tout de suite trouver les réponses au « problème », ou quoi répondre dans la situation, etc… Ne pas prendre les choses personnellement aussi, l’autre n’est pas en train de nous accuser ou nous dire que nous sommes mauvais. Les incompréhensions sont souvent dues aux « filtres » d’interprétation que nous mettons sur ce que l’autre nous dit : je pense que la personne m’accuse d’être responsable de X ou Y, alors que ce n’es pas du tout son propos, ni son arrière-pensée.


Quel est ton/mon besoin ?

Beaucoup de conflits démarrent parce que l’un vient avec un besoin ou un désir, et l’autre n’y répond pas correctement. Par exemple, la femme vient pour raconter quelque chose à l’homme, et le plus sage est de demander (ou à la femme de dire clairement) : qu’est-ce que la femme recherche dans cette situation, de l’aide ? des conseils ? ou simplement d’être écoutée, vue et comprise ? La plupart du temps, on n’a pas envie que l’autre nous coache, ou joue les psys, mais simplement d’être écouté afin de se sentir soutenu dans une situation, ensemble, unis, et pas seul. Au début, ça peut être très frustrant de devoir se retenir de donner des conseils, mais avec le temps on s’y fait et ça devient très facile !


Attention à l’empathie

Pour quelqu’un qui est très empathique, le danger est de ne plus faire la différence entre ses propres émotions, pensées et jugements et ceux de la personne avec qui on interagit. La clé est de prendre un peu de recul, par exemple en replaçant une partie de son attention sur son propre corps, son propre ressenti. Ça permet de se dire : « ok, c’est ce que cette personne ressent/pense/vit », et éventuellement de creuser un peu pour amener la personne à elle-même remettre de la perspective dans ce qu’elle partage, si nécessaire.


La question de la « passivité-agressivité »

 La personne « passive-agressive » utilise généralement la culpabilité/culpabilisation, et c’est généralement lié à un sentiment intérieur personnel d’être oppressé, ce qu’on appelle une « mentalité de victime ». La vérité est que personne n’aime s’entendre dire quoi faire, nous résistons tous naturellement à ça. La passivité-agressivité peut aussi prendre la forme de moqueries, mais prétendre que c’est « juste une blague », lancer des petits pics, etc… On ne se sent pas assez en sécurité dans le contexte donné, ou la relation, pour dire ouvertement que quelque chose ne nous convient pas, et du coup on fait passer le message de façon un peu dissimulée. Ou on se sent impuissant par rapport à une situation, on pense ne pas avoir la souveraineté de la changer. La personne passive-agressive n’est souvent pas consciente de ce qu’elle fait. Dans ce genre de cas, c’est totalement ok de poser une limite, tout comme on le ferait avec quelqu’un qui nous crie dessus.


Le ressentiment

Le ressentiment est une colère qui n’a pas été complètement exprimée. Souvent, c’est que l’un « prend soin » de l’autre, d’une manière infantilisante, c’est-à-dire prend des décisions à sa place, essaie de la « sauver » de la moindre situation, mais l’autre personne se sent diminuée quand la première fait cela, mais ne se sent pas assez en sécurité dans la relation pour l’exprimer ouvertement. Ça devient du ressentiment, qui peut s’exprimer par de la passivité-agressivité. Ça peut aussi s’exprimer par le fait de ne pas avoir envie de rentrer à la maison auprès de la personne par exemple. Du coup les conflits ont souvent deux niveaux : le niveau superficiel (« tu ne sors jamais les poubelles », etc…) et le problème de fond (« nos carrières sont incompatibles avec une vie de couple épanouie », etc…). La solution est de laisser la place à la colère pour être ressentie pleinement, et poser les limites nécessaires. Car la colère pointe généralement vers une limite : si quelque chose me met en colère, c’est que ma ou mes limites ont été dépassées.


Guérir des traumatismes

La relation peut être un puissant vecteur de guérison si nous découvrons, dans les réactions traumatiques, ce dont nous avons besoin, et si l’autre peut nous l’offrir, ça permet de guérir et tout le monde en ressort grandi. Par exemple, si dans mon enfance j’ai souffert du fait qu’on remettait toujours en question ce que je disais, et qu’on me faisait comprendre que j’avais systématiquement tort, cela a pu causer un traumatisme avec le temps, et risque de susciter des conflits dans le couple à l’âge adulte, si mon partenaire reproduit le même schéma, c’est-à-dire qu’il remet constamment en question ce que je dis. La « solution » qui peut être un vecteur de guérison, peut simplement être que le partenaire réponde : « je comprends ce que tu veux dire, ton point de vue est valable, etc… » (si c’est sincère bien entendu ! Mais si mon partenaire a besoin de systématiquement remettre en question tout ce que je dis, il y a là aussi quelque chose à creuser : pourquoi ?!! Si cette personne m’aime, pourquoi remet-elle constamment en question mon point de vue ? Parce que c’est ce qu’il a observé dans la relation de ses parents, par exemple, etc…).


S’excuser et demander pardon

Les excuses n’ont pas à être remplies de honte. Le fait est que lorsqu’on s’excuse ou demande pardon d’une position de honte, on risque de répéter ce « mauvais comportement ». Au contraire, quand on est capable de demander pardon sans sentiment de honte, mais simplement reconnaître et prendre la responsabilité de ce qui s’est passé, il y a plus de chances que ce comportement ne soit pas répété.

Une autre utilisation des excuses est simplement pour connecter avec ce que l’autre vit, même si on n’a aucune responsabilité dans ce qui s’est passé (exemple : je suis désolée que tu aies eu une panne de voiture). C’est dire : « je suis avec toi, mais je ne porte pas les choses à ta place, je ne t’infantilise pas, etc… ». C’est une manière de dire : « je compatis à ce que tu traverses ».


Demander l’aide du Saint-Esprit

J’ajoute un dernier paragraphe à cet article déjà bien long, bravo si tu as lu jusque-là ! J’espère que ça te donne des clés de compréhension de ce qui se joue dans ton couple, ou avec tes enfants, etc… et ce que tu peux mettre en place pour sortir des cercles vicieux et au contraire instaurer des habitudes vertueuses de résolution des conflits.

Pour finir, je veux nous encourager à consulter celui qui est doté d’une sagesse infinie dans nos conflits : le Saint-Esprit ! C’est lui qui connaît parfaitement nos cœurs, ainsi que notre passé, et qui sait ce qui se cache derrière nos conflits récurrents, faisons appel à Lui ! Quand on n’est pas habitué, cela peut paraître délicat, mais avec le temps, nous apprenons à reconnaître sa voix, et bénéficier de Ses précieux conseils. Si cela nous paraît vraiment étranger, ou que nous faisons face à un problème récurrent au quel nous ne semblons pas trouver de solution, nous pouvons également demander de l’aider à quelqu’un de confiance, pour nous aider à discerner ce que l’Esprit veut dire dans la situation. Mais n’abandonnons pas ! Nous savons à quel point les difficultés de couple peuvent être douloureuses, mais nous pouvons tellement donner l’occasion à Dieu de se glorifier au milieu de nos difficultés. Cherchons Sa face ! Même si cela peut paraître contre-intuitif, invitons-Le au cœur de nos conflits, c’est Sa lumière qui peut chasser nos ténèbres.

Enfin, nous savons bien entendu que certains problèmes, surtout lorsqu’ils sont récurrents, sont d’origine spirituelle, et que dans ce genre de cas, « lutter contre la chair et le sang » n’est pas très utile. C’est vrai que certains esprits sont vaincus par la « simple » connaissance et révélation de la vérité de la Parole, mais d’autres esprits ont besoin d’être fermement… jetés dehors ! Et non, ce n’est pas seulement les femmes qui ont besoin de délivrance, les hommes aussi ! Ici aussi, nous avons besoin de l’éclairage du Saint-Esprit pour discerner ce qui est efficace, et avancer vers toujours plus de liberté et d’harmonie.


Voilà pour ce sujet, n’hésite pas à me dire en commentaire si tu es d’accord, pas d’accord, ce que tu as découvert, ce qui t’a aidé dans tes relations, etc… Ça m’intéresse !

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